Lorsque les rayons du soleil atteignent l'atmosphère de notre Terre, une partie (environ 28.3 %) est directement réfléchie (renvoyée vers l'espace), par l'air, les nuages et la surface de la Terre (en particulier les océans et les régions glacées comme l'Arctique et l'Antarctique qui sont particulièrement réfléchissante), c'est ce qu'on appelle l'albédo.
Les rayons incidents qui n'ont pas été réfléchis vers l'espace sont absorbés dans l'atmosphère par les gaz à effet de serre (20.7 %) et à la surface terrestre (51 %).
Cette partie du rayonnement absorbée par la Terre lui apporte de la chaleur et de l'énergie, qu'elle restitue à son tour en direction de l'atmosphère sous forme de rayons infrarouges, c'est le rayonnement du corps noir car nous savons que tout objets chauffé émet des rayons infrarouges.
Ce rayonnement est alors absorbé en partie par les gaz à effet de serre. Puis dans un troisième temps, cette chaleur est réémise dans toutes les directions, notamment vers la Terre.
C'est ce rayonnement qui retourne vers la Terre qui créé l'effet de serre, il est à l'origine d'un apport supplémentaire de chaleur à la surface terrestre. Sans ce phénomène, la température moyenne sur Terre chuterait à -18 °C.
Les principaux gaz à effet de serre sont la vapeur d'eau (H20 à 54.8%), le dioxyde de carbone (CO2 à 39%), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (ou protoxyde d'azote) N2O et l'ozone (O3) à 2%.
L'action de l'Homme
Pour la majorité des climatologues, il ne fait pratiquement plus aucun doute que l'homme joue un rôle essentiel dans le changement climatique.
En effet, parallèlement au réchauffement observé au XXe siècle, le taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère s'est élevé d'environ 30%.
L'analyse des carottes de glace montre que les gaz incriminés sont liés à des activités humaines.
Première d'entre elles : l'exploitation à outrance des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), qui dégagent en brûlant du dioxyde de carbone (CO2).
Selon les scientifiques, la quantité de CO2 dans l'air a augmenté de 30% depuis la moitié du XVIIIème siècle et la concentration actuelle est la plus importante jamais observée au cours des 420 000 dernières années.
Les pays industrialisés sont les principaux responsables : un Nord-américainémet quatre fois plus de CO2 que la moyenne mondiale et un Européen de l'Ouest deux fois plus.
La destruction systématique des forêts tropicales participe aussi à l'élévation du taux de CO2, et à plusieurs titres : par les fumées dégagées dans l'atmosphère lors des incendies, mais aussi parce que les végétaux détruits ne jouent plus leur rôle majeur d'absorption du carbone par photosynthèse.
On en retient cinq autres : le méthane (CH4), l'oxyde d'azote (N2O), l'hexafluorocarbures (HFC), le perfluorocarbures (PFC) et l'hexafluorure de soufre (SF6). Mais cette liste est incomplète : les scientifiques recensent au total une quarantaine de gaz à effet de serre...
La concentration de méthane a doublé depuis 200 ans et continue de s'élever au rythme de 1% par an. La principale cause est l'augmentation des activités agricoles, avec l'accroissement de l'élevage de ruminants et la multiplication des rizières. Ceux-ci est également du à la poussée démographique. En effet, la population mondiale est passée, en un siècle, de 1,6 milliard d'habitants à plus 6 milliards.
Ce sont eux aussi des gaz à effet de serre. Bien que leur concentration soit, certes, 46 000 fois inférieure à celle du CO2, leur contribution dans l'effet de serre se révèle beaucoup plus efficace. En effet, ils absorbent 10 000 fois plus le rayonnement infrarouge que le CO2.
Enfin le bâtiment (20%), l'industrie de l'énergie (13%), et le traitement des déchets et autres (4%) sont aussi des secteurs d'émissions de gaz à effet de serre.
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